samedi 3 mai 2008
2 jours à tuer
J'ai été le voir hier avec ma fille.
Réalisé par Jean Bercker
avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck
Histoire :
Antoine Méliot (Albert Dupontel) affiche une réussite insolente : une place en or dans la publicité, une épouse aimante (Marie-Josée Croze), deux adorables enfants, une grande maison et des amis qui s'apprêtent à lui souhaiter ses42 ans. Mais le jour de son anniversaire, il semble pris d'une envie irrépressible de tout envoyer valser. Ce qu'il fait. Il vend les parts de sa propre agence à son associé après avoir saboté un rendez-vous avec des clients, multiplie les méchancetés à l'égard de sa femme et de ses enfants et les sarcasmes à l'encontre de ses amis. Sur ce, il laisse tout le monde en plan et part.
Mon avis :
C'est l'un des plus beaux que j'ai vu. Au début on rigole de son pétage de plomb puis tout dérape. Albert Dupontel et Marie-Josée Croze sont formidables. C'est un film qui nous donne à réfléchir sur la difficulté de communiquer les uns aux autres et la fragilité des rapports humains. Une adaptation réussie du roman de François d'Epenoux.
FORMIDABLE
Le bruit solitaire du coeur
Quatrième de couverture :
Ce roman d'Henti Troyat se situe à Paris, en 1968, et raconte le drame poignant d'une solitude : celle d'un vieil émigré russe qui continue à vivre par la force acquise dans un monde qui n'est plus le sien. Autour de lui, ses fils s'agitent, des projets s'élaborent, des liaisons se nouent, des évènements politiques éclatent, tandis que son champ d'activité se rétrécit de jour en jour. Assisté par une gouvernante avec qui il forme un couple navrant et cocasse, il ne peut ni la supporter ni se passer d'elle. Pour fuir cette grisaille, il revient constamment aux souvenirs d'une Russie démesurée, lumineuse, si différente de l'univers quotidien français. Et peu à peu, e, lui, le passé tue le présent, le rêve efface la vie.
Hentri Troyat analyse avec une lucidité déchirante, une ironie teintée de tendresse, ce lent travail de la nostalgie sur un homme d'une autre terre et d'un autre temps.
Mon avis :
C'est un livre plein de nostalgie, c'est un livre qui nous fait voir la vieillesse d'une autre manière.
De plus, il nous raconte la fin de la révolution russe de 1917, le départ précipité des "nantis" sans rien, par cotre ce vieil homme garde précieusement ses tîtres de propriété russes au cas où...Il nous raconte, succintement, les évènements de mai 1968 à Paris. Mais surtout la décadence d'une personne âgée. Ce livre est emprunt de douceur et de nostalgie.
A la fin du livre, Henri Troyat nous raconte qu'il a mis 15 ans à écrire ce livre sur son père. C'est un livre que j'ai beaucoup aimé.
Dicton du 3 mai
Les trois Saints au sang de navet,
Pancrace, Mamert et Servais,
Sont bien nommés les saints de glace
Mamert, Servais et Pancrace.
